Hommage national aux harkis

Il aura fallu plus de 40 ans pour que la République Française réhabilite la mémoire et l’honneur des harkis qui se sont battus pour la France.

Le 25 septembre 2001 à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux harkis, le Président en exercice prononcera ces mots :

« Les Harkis ne sauraient demeurer les oubliés d’une histoire enfouie. Ils doivent désormais prendre toute leur place dans notre mémoire. ».

A cette occasion, Jacques Chirac sera le premier Président français à réhabiliter officiellement les harkis dans l’Histoire de notre pays.

Aujourd’hui en 2016, plus que jamais, le devoir de mémoire est indispensable pour éclairer les jeunes générations sur un passé pas si lointain qui a marqué et marque encore de nos jours des milliers de nos compatriotes, beaucoup ayant choisi la Camargue pour recommencer une vie qu’ils avaient laissé « de force » de l’autre côté de la Méditerranée.

Par ces quelques lignes, je tiens solennellement à rendre hommage aux harkis, au nom des Aigues-mortaises et Aigues-mortais.


« Ne pas oublier non plus ces supplétifs algériens de l’armée française, ceux que l’on appelle les harkis. Si plusieurs dizaines de milliers quittèrent l’Algérie pour s’installer dans le Sud de la France, d’autres dizaines de milliers furent massacrés par l’Armée de Libération Nationale, bras armé du gouvernement provisoire de la République Algérienne.

Unis par les armes et la souffrance, beaucoup furent sauvés par les soldats français et les civils « pieds-noirs ».

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire, qu’il me soit permis de citer ici le Bachaga Boualam, qui fût le symbole des musulmans fidèles à la France et qui s’installa avec sa famille au Mas-Thibert non loin d’Arles.
Quatre fois Vice Président de l’Assemblée Nationale et auteur du livre « Mon Pays, la France » dans lequel il écrivait : « je ne suis pas un homme politique, car ce n’est pas de la politique de demander à rester français ».
J’ai eu l’honneur et le privilège de le rencontrer avant son décès en 1982.

N’oublions jamais tous ces appelés du contingent, militaires, harkis, membres des forces supplétives qui ont répondu à l’appel de la nation.

Ils ont servi la France à un moment des plus douloureux de son histoire. »

Pierre Mauméjean-Maire d’Aigues-Mortes


bachaga